J’ai toujours eu peur du temps qui passe. Plus que ça : je le vois comme un ennemi personnel. Il emporte avec lui les bons moments, les bonnes périodes, les souvenirs, tout. Grandir ? Vraiment pas pour moi. Laissez-moi à mes 17 ans, heureuse et épanouie au lycée, avec mes amis et ma famille près de moi ! Non mais.
Sauf que le problème, c’est qu’à force, refuser le temps qui passe et les changements qu’il amène finit par compliquer la vie – et ça, je ne l’ai réalisé que très récemment. Ahhhh les joies de la
✨maturité✨
J’ai 18 ans depuis même pas deux mois et je ne me sens absolument pas adulte.
C’est tellement arbitraire, comme limite. On déclare que 18 ans est la majorité. Le jour d’avant, j’étais encore une adolescente, trop immature pour prendre toutes ses décisions par elle-même… et sans transition, je suis censée devenir cette jeune adulte qui sait, fait, décide.
La vérité, c’est que je suis toujours une adolescente perdue. Et je vais probablement le rester encore un bon moment. Mais c’est pas grave. Je veux juste
essayer,
continuer,
toujours.
C’est difficile, grandir. Enfin, non. Grandir en soit c’est facile : c’est tout ce que ce qui va avec qui m’embête. Devoir faire ses propres choix. Faire les courses. Cuisiner. Être responsable. Gérer des détails administratifs d’un ennui mortel. Etc etc. Et le tout en n’ayant absolument aucune idée de ce qu’on fait.
Mais bon.
J’imagine que c’est simplement
L’HISTOIRE DE LA VIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE

(désolée, j’ai pas pu m’en empêcher)
J’ai créé ce blog pour documenter mes souvenirs au fil de cette aventure des quatre prochaines années. Je tiens à garder une trace de tout ça, autant que possible.
Et si toi qui lis ceci, tu penses partir étudier à l’étranger aussi, ou si tu traverses une situation ne serait-ce qu’un minimum similaire à ce que j’ai traversé, j’espère que mes témoignages sauront t’aider 🙂