Lundi 14 octobre 2024
Ça y est, on vient de commencer la sixième semaine de cours. Sixième. Sur un semestre de 12 semaines bah…
c’est la moitié.
C’est fou !
Ça fait bizarre, très bizarre même. Le temps passe tellement vite, c’est presque effrayant. Par exemple, je me dis que je veux écrire des articles pour ce blog assez vite après la rentrée, pour ne rien oublier…
Et nous voici. Premier article de blog (sans compter l’introduction), que j’écris au début de la sixième semaine. À la moitié du premier semestre.
Mais bon, mieux vaut tard que jamais comme on dit. Et l’avantage, c’est que ça me permet de faire ici un bilan général de mon premier mois en Irlande – parce que oui, je suis maintenant ici depuis plus d’un mois !
Déjà, les chocs culturels. J’avoue que je m’attendais à en remarquer au moins quelques uns, à être surprise par certaines choses… Mais pas vraiment en fait. Le seul « choc » culturel que j’ai remarqué ici, c’est qu’ils mangent plus tôt le soir — souvent à partir de 18h, si ce n’est même plus tôt ! Enfin bon, ça n’a pas vraiment eu d’impact sur ma vie quotidienne : je continue de manger à l’heure Française, comme il se doit.
Non par contre sujet sérieux: ici, impossible de trouver du bon fromage à un prix correct. Et impossible de trouver de la crème de marrons. Heureusement que j’ai des parents incroyables qui m’en ont amené, parce que hein.
J’ai mes limites.
Les cours. En vrai ça va. Non seulement j’ai la chance d’aimer la plupart de mes cours, mais en plus l’emploi du temps est très léger. Donc bilan plutôt positif – mais j’en parlerai plus en détails une prochaine fois 🙂
Les amis et rencontres: je m’en sors plutôt bien. C’est vrai que c’est dur de gérer l’absence de vraies amitiés, avec des personnes qui me connaissent très bien et que je connais très bien… Mes amis me manquent tellement ! Mais bon, on évolue doucement. J’essaie de pas précipiter les choses, de laisser faire le temps. Ça a marché au collège et au lycée, donc pourquoi m’inquiéter ?
Maintenant, gros sujet : la vie en coloc. Pour un peu de contexte, je partage un appartement avec 5 autres personnes (enfin, non, quatre maintenant… longue histoire). En tout cas, nous avons chacun notre propre chambre et salle de bain, mais la cuisine et le salon sont en commun.
J’avoue que ça, il m’a fallu du temps pour m’y faire. Et, encore maintenant, je suis RAVIE dès que je trouve la cuisine vide. C’est pas que mes colocs ne sont pas sympas, au contraire même. Le problème, c’est surtout que c’est difficile de partager un espace avec des inconnus, aussi sympas soient-ils. Et c’est encore plus difficile de se sentir chez soi dans un espace qui est aussi le chez soi de cinq inconnus…
Le pire, c’est quand j’ai pas le moral. J’avoue que les premiers jours — la première semaine, voire même un peu plus —, je redoutais chaque moment dans la cuisine. Je redoutais l’idée de les croiser, parce que j’avais envie de parler à personne.
Et puis, doucement, je m’y suis habituée. Je me suis approprié cet espace qui est aussi, après tout, le mien. J’ose de plus en plus prendre l’espace dont j’ai besoin et auquel j’ai droit. Et ça fait tellement de bien !
Le seul truc qui coince encore, c’est les amis des-dites colocs. J’avoue, une des choses que je déteste le plus dans la cuisine partagée, c’est quand mes colocs décident d’inviter des gens (beaucoup), et que je dois naviguer dans ma cuisine envahie, au milieu de gens qui boivent, parlent fort et se fichent royalement de ma présence. Et si en plus de ça, on ajoute à l’équation mon extrême manque de motivation dès qu’il s’agit de cuisiner (et particulièrement le soir), on obtient
une énième crise de nerfs.
Mais bon, HAHAHA, on s’y fait j’imagine.
Bon et puis à force je commence à prendre des habitudes pour limiter la casse. Je me prévois des repas tout simples pour les soirs, pour non seulement limiter mon temps dans la cuisine, mais en plus éviter une nouvelle baisse de moral extrême.
Parce que oui, un truc que j’avais pas anticipé, c’est la difficulté de me faire à manger et l’impact sur le moral.
Je savais d’avance que j’allais pas aimer cet aspect de la vie étudiante, parce que j’ai jamais aimé cuisiner. Mais en fait c’est bien au-delà de ça. Déjà, je dois constamment essayer de nouvelles choses et… bah ça marche pas forcément super bien du premier coup. Une fois, en l’espace de trois jours, je me suis coupé deux fois et j’ai fait brûler deux aliments. Rien de grave : les coupures étaient petites, et les parties brûlées facilement enlevables.
Mais quand déjà le simple fait de faire l’effort de cuisiner était un exploit, ça fout un coup au moral.
Un sacré coup.
Et puis, il y a aussi plein d’autres facteurs : le manque de variété (parce que je ne sais pas cuisiner grand chose et que j’ai un budget étudiante à respecter), le manque de four (c’est amusant, j’aurais jamais imaginé qu’un four me manquerait à ce point, et pourtant), le temps que ça prend (vraiment c’est tellement ennuyeux de cuisiner !), la vaisselle qui s’amasse dès que je fais le truc le plus simple… et le fait de devoir cuisiner pour moi, et moi seule.
Ça donne pas vraiment envie de faire des efforts.
Mais bon, j’ai trouvé plein de manières de mieux gérer ces difficultés. Petit à petit, je trouve ce qui aide quand ça va VRAIMENT pas. Je m’autorise à avoir la flemme. Je m’autorise à m’isoler un peu, mais je me force aussi à aller aux évènements, parce que c’est ce qui m’aide le plus à garder le moral. Et puis, on continue les appels quotidiens avec ma famille et mon amoureux, les messages aux amis…
Il y a encore des moments très, très durs.
Mais c’est normal, finalement.
Et ça s’améliore toujours !
Et voilà, c’est tout pour mon bilan du premier mois ! C’était très brouillon, désolée pour ça… au fur et à mesure, je ferai des textes un peu plus évolués, mais pour l’instant le plus important c’était de poster quelque chose !
Merci d’avoir lu jusque là et à très bientôt 😀